C’est officiel. Vainqueur en 2001, le légendaire Pascal Parny est de retour sur la Diagonale.
Pas besoin de chercher beaucoup plus loin, l’une des grandes attractions du Grand Raid 2008. Pascal Parny est de retour ! Cette fois, les rumeurs étaient donc fondées. Ces dernières
semaines, le “ladi lafé” s’était fait de plus en plus fort. Terriblement persistant. Au point de devenir un sujet de prédilection chez pas mal de coureurs qui affirmaient l’avoir aperçu sac sur
le dos sur ses sentiers de prédilection. Restait à attendre l’officialisation de la nouvelle. Elle est tombée hier. Dossard 2359 sur le ventre, le pompier de la Plaine des Palmistes sera bien sûr
la ligne de départ au Cap Méchant. La sensation est immense ! Il sera là. Enfin, serait-on tenté de dire. Car ces dernières années, c’était toujours la même chose. À quelques semaines du
départ, à peu près tout le monde apercevait Parny à l’entraînement. C’était souvent l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours puisque l’intéressé brillait surtout par son absence.
“Je suis un randonneur...”
Si Pascal Parny a toujours été l’objet de tous les fantasmes, de toutes les prédictions, c’est qu’il occupe une large place dans la légende du Grand Raid. “C’est le plus fort de tous”, disent
souvent les coureurs qui l’ont côtoyé en compétition. Un type à part qui bien malgré lui a toujours entretenu une part de mystère. Timide, discret, presque effrayé par les lumières de la renommée
qu’il a toujours rejetées. En 2001, le Palmi-Plainois s’était offert une promenade en solitaire à partir du poste du Volcan. “Simple randonneur”, comme il se définit lui-même, il avait échappé à la
vigilance de la meute des favoris. Plus personne ne l’avait revu. “Avant la course, je suis parti une semaine tout seul en randonnée. Je n’ai presque pas couru. De toute façon, je n’aime que la
marche et je suis nul en course. Je suis un paresseux” avait-il commenté sur la ligne d’arrivée. Contraint de manière inexplicable à l’abandon en 2004 alors qu’il était largement en tête à quelques
kilomètres de l’arrivée, Parny avait assuré qu’il ne reviendrait sur la Diagonale qu’à une seule condition : “Je reviendrai courir si c’est un métropolitain qui l’emporte car je pense que
c’est important pour nous que ce soit un créole qui gagne”. Voilà trois ans, qu’un natif de l’île n’a pas gagné le Grand Raid. Avec un tout petit peu de retard, Pascal Parny tient donc sa promesse.
Impossible de connaître son niveau actuel même s’il n’a jamais cessé ses longues randonnées à travers l’île. On l’imagine mal revenir pour de la simple figuration.
Par Chjou2
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